Vous avez dit Gaulliste social ?
01/12/2010 16:46 par dlr14ème_62
-
Vous avez dit Gaulliste social ?
01/12/2010 16:46 par dlr14ème_62
Je me permet de vous envoyer cette critique du Sieur Galouzeau. En effet, j'en ai assez d'entendre dire ça et là que Dominique De Villepin est l'alternative Gaulliste à Nicolas Sarkozy. Car, il est vrai que si sa position à l'ONU fut une position Gaullienne par excellence, cela ne lui donne pas un blanc seing pour le cataloguer Gaulliste "pur jus". Lorsque l'on gratte le vernis on se rend vite compte que Villepinisme n'est pas Gaullisme ! Pour vous en convaincre, je vous laisse le soin d'analyser les actions de Dominique De Villepin lorsqu'il fut ministre de Jaques Chirac :
- ouverture du capital d'EDF (décret n°2005-761 du 7 juillet 2005)
- poursuite de la privatisation des autoroutes (décrets n°2006-98 du 2 février 2006, n°2006-167 du 16 février 2006 et n°2006-267 du 8 mars 2006)
- instauration du bouclier fiscal (à l'époque 60% des revenus, loi de finances pour 2006)
- créations du "contrat nouvelles embauches" (CNE, ordonnance n°2005-893 du 2 août 2005) et du "contrat première embauche" (CPE, loi n°2006-396 du 31 mars 2006) - le premier a été abrogé en 2008 après avoir été déclaré non-conforme à une convention de l'Organisation Internationale du Travail et le second n'a jamais été appliqué à la demande de Jacques Chirac
Vous avez dit gaulliste social ?
Signé : Gaulliste forever
Eloge des frontières
01/12/2010 00:04 par dlr14ème_62
-
Eloge des frontières
01/12/2010 00:04 par dlr14ème_62
Eloge des frontières
de Régis Debray
Editeur : Gallimard
Publication : 9/11/2010
Collection : Blanche
ISBN-10: 2070131580
ISBN-13: 978-2070131587
Résumé du livre
En France, tout ce qui pèse et qui compte se veut et se dit 'sans frontières'. Et si le sans frontiérisme était un leurre, une fuite, une lâcheté ? Partout sur la mappemonde, et contre toute attente, se creusent ou renaissent de nouvelles et d'antiques frontières. Telle est la réalité.
En bon Européen, je choisis de célébrer ce que d'autres déplorent : la frontière comme vaccin contre l'épidémie des murs, remède à l'indifférence et sauvegarde du vivant.
D'où ce Manifeste à rebrousse-poil, qui étonne et détonne, mais qui, déchiffrant notre passé, ose faire face à l'avenir.
C’est parti pour 18 mois de campagne présidentielle
30/11/2010 19:32 par dlr14ème_62
-
C’est parti pour 18 mois de campagne présidentielle
30/11/2010 19:32 par dlr14ème_62
Bien sûr, tous les protagonistes ne sont pas encore connus et il y a même des incertitudes sur les principaux prétendants. Mais tout s’est accéléré avec le remaniement qui a transformé le gouvernement en équipe de campagne et l’accélération de la campagne des primaires au PS.
Un président très impopulaire
Nicolas Sarkozy ne va pas aborder ces élections en bonne position. Même si rien n’est joué et qu’il peut encore être réélu, je ne crois pas que ce scénario soit très probable. L’entrée dans la campagne sera terrible pour lui car elle sera l’occasion de faire un bilan, qui sera extrêmement mauvais. Les médias pourront mettre bout à bout tous ses reniements, ses contradictions, ses fanfaronnades. Bref, le résumé de sa présidence a toutes les chances d’être un passif trop lourd.
D’ailleurs, c’est ce que dessine en creux un sondage réalisé pour le Nouvel Observateur. Le président sortant n’obtiendrait plus que 24 à 26% des suffrages au premier tour. Pire, il est donné très largement perdant au second tour, par le score incroyable de 62/38 face à Dominique Strauss-Kahn, et encore 55/45 face à Martine Aubry et François Hollande et même 52/48 dans une nouvelle édition du second tour de 2007 face à Ségolène Royal. Bref, le rejet du président sortant est fort.
Pas d’envie des socialistes
Mais si les scores de second tour des leaders socialistes sont très forts, leur niveau l’est moins au premier. Si Dominique Strauss-Kahn réalise 27% et Martine Aubry 23%, François Hollande et Ségolène Royal atteignent à peine 16,5 et 17%, soit à peine quelques points de plus que Marine Le Pen. Bien sûr, il faut considérer que les chiffres d’un sondage réalisé 18 mois avant l’échéance sont à prendre avec précaution, d’autant plus que certaines candidatures (Borloo, Villepin) restent aléatoires.
Mais au global, on sent plus une volonté de tourner la page Sarkozy qu’une véritable adhésion à l’égard des socialistes. Le score de François Hollande est à ce titre particulièrement éclairant pour sa faiblesse au premier tour. Dans ce sondage, les Français disent qu’ils n’ont pas envie de lui mais qu’ils ont encore moins envie de rempiler avec Nicolas Sarkozy. C’est pour cela que les candidats alternatifs devraient créer la surprise en 2012. A ce titre, il est regrettable que NDA n’ait pas été testé.
L’annonce de la candidature de Ségolène Royal accélère encore le calendrier. Mais il est probable qu’une campagne aussi longue pour des partis aussi usés que le PS et l’UMP laisse une belle place en 2012 aux candidats qui auront montré qu’ils ont des idées et pas seulement un ego.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
92% des paiements européens sont irréguliers
29/11/2010 19:30 par dlr14ème_62
-
92% des paiements européens sont irréguliers
29/11/2010 19:30 par dlr14ème_62
Voilà seize ans que ça dure ! En 2009 et pour la seizième année consécutive en effet, plus de 90% du budget européen sont matériellement entachés par des irrégularités « significatives », dont 4,7 milliards d’euros d’attributions irrégulières de marchés, selon le dernier rapport de la Cour des comptes de l’Union européenne. Une douche froide au milieu du débat sur l’augmentation du budget de l’Union pour l’année prochaine et alors que le projet d’impôt européen continue de jouer au serpent de mer.
La Commission de Bruxelles et le Parlement européen exigent en effet des Etats, malgré les programmes d’austérité nationale (eux-mêmes résultants de nos engagements européens), d’augmenter les dépenses européennes de six pour cent pour commencer, et ce, en dépit de seize années de rapports critiques de la Cour des comptes de l’Union…
Ce 33ème rapport annuel de la haute juridiction financière et relatif à l’exercice 2009* porte sur 118,4 milliards d’euros de paiements (pour 142,5 milliards d’euros d’engagements). Malgré les efforts des institutions européennes, «les paiements relevant du budget continuent d’être affectés de manière significative par des erreurs», souligne la Cour dans un bel euphémisme, soit 92% des dépenses de l’Union. Elle estime également que «les systèmes de contrôle et de surveillance relatifs aux paiements sont, d’une manière générale, partiellement efficaces». (p.21) Elle stigmatise pêle-mêle les dépenses d’«Agriculture et ressources naturelles, Cohésion, Recherche, énergie et transports, Aide extérieure, développement et élargissement, ainsi qu’Éducation et citoyenneté» Selon le Président de la Cour, «les systèmes de contrôle et de surveillance sont partiellement efficaces» lorsqu’il s’agit de «prévenir ou de détecter et de corriger le remboursement de dépenses surestimées ou inéligibles.» résume Vítor Manuel da Silva Caldeira, qui note néanmoins une légère amélioration entre 2008 et 2009.
- Moutons comptant double, sur-déclarations, clubs de golf subventionnés…
Les irrégularités proviennent de déclarations de paiement incorrectes et dans l’attribution des marchés publics. La Cour des comptes constate des « déficiences systémiques » (p.81) conduisant à une fréquence élevée d ‘«erreurs significatives », c’est à dire des paiements irréguliers. Ainsi par exemple, avec 214 opérations de subventions contrôlées dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, pour lesquelles les auditeurs ont constaté un accroissement du taux d’ « erreurs ». Ainsi les fraudes commises par des personnes réclamant des subventions «inadmissibles» pour le maintien des terres ou, dans un cas italien, où «les mêmes ovins ont été comptés pour deux exploitants agricoles différents afin de satisfaire aux exigences en matière de facteur de densité minimal.»
La plupart des erreurs résultent de la « sur-déclaration de terres éligibles par les bénéficiaires des régimes de paiement unique et de paiement unique à la surface ». Les commissaires aux comptes ont une fois de plus souligné le manque de contrôle, comme requis par la loi. Ainsi en Grèce, il fallait vérifier si des terrains subventionnés étaient ou non des pâturages permanents : «des surfaces enregistrées comme forêts dans le LPIS ont été déclarées comme pâturages permanents et ont bénéficié d’aides au titre du RPU, bien que les orthophotos (images aériennes ou satellitaires, ndlr) montraient clairement une densité importante d’arbres et de rochers».
Les auditeurs ont également fait part de leurs préoccupations concernant l’usage des subventions européennes en Grande-Bretagne, où les aides agricoles sont parfois versées à des entreprises telles que des clubs de golf, des promoteurs immobiliers ou même des spéculateurs, qui ne se livrent en réalité à aucune exploitation de type agricole, sauf « le maintien des terres en bon état» comme l’exigent les règles européennes. «Les gens peuvent obtenir des subventions très généreuses en louant des terres de faible valeur. Nous pensons que cette situation est plus fréquente qu’il n’y paraît» estime un auditeur.
- Surestimation du « chèque » britannique, dont la France est premier contributeur
Enfin on sait depuis décembre 2009 que la Commission a commis une erreur affectant son estimation provisoire de la correction en faveur du Royaume-Uni pour 2008 et 2009, qui s’est traduite par une « surestimation de 138 millions d’euros et de 458 millions d’euros respectivement ».
Comme la correction en faveur du Royaume-Uni pour 2008 était inscrite au budget 2009, les États membres qui la financent ont versé une contribution plus élevée que nécessaire en 2009, à commencer par la France, première contributrice à cette ristourne britannique.
- Neuf projets sur dix n’offrent pas le « meilleur rapport qualité-prix »
La majeure partie des erreurs concerne l’éligibilité aux aides européennes, principalement dues à la « prise en compte de coûts inéligibles au remboursement », ainsi qu’à des « manquements graves aux règles en matière de passation de marchés publics ». Tout en notant des améliorations dans l’allocation des aides pour les régions les plus pauvres de l’Europe, les auditeurs ont demandé à la Commission de récupérer au moins 700 millions d’euros qui n’auraient pas dû être versés. L’audit a également mis en évidence des « erreurs significatives » affectant plus de 11 millions d’euros de dépenses, se traduisant par de graves violations des règles de passation des marchés publics.
Ainsi, sur dix projets routiers européens contrôlés, neuf ont été identifiés comme relevant d’une utilisation illégale des critères d’attribution. Ces contrats cofinancés au titre du FEDER ont donc été attribués à des soumissionnaires qui, « dans neuf cas sur dix, n’avaient pas remis l’offre présentant le meilleur rapport qualité-prix ».
A la lumière de ce nouvel audit des comptes de l’Union, Mme Marta Andreasen, député UKIP (groupe ELD), membre de la Commission du contrôle budgétaire (COCOBU) du Parlement européen, aura été quasiment la seule voix critique des négociations en cours relatives à l’augmentation du budget de l’Union en 2011 : « la Commission européenne et le Parlement européen hurlent qu’ils veulent une augmentation de 6% du budget de l’Union. C’est donc qu’ils veulent gaspiller davantage encore ?! » s’est-elle émue.
Philippe Vignon
http://www.gaullisme.fr/?p=10830
Tour de France de la sortie de l’euro : première étape en Alsace
29/11/2010 19:24 par dlr14ème_62
-
Tour de France de la sortie de l’euro : première étape en Alsace
29/11/2010 19:24 par dlr14ème_62
Ce vendredi Nicolas Dupont-Aignan a entamé son tour de France pour la sortie de l’euro. Cette première étape a été consacrée à l’Alsace, région frontalière de l’Allemagne qui souffre d’une désindustrialisation endémique.
Visite de la raffinerie de Reichstett
Lors de ce déplacement, il a pu visiter la raffinerie de Reichstett dans le Bas-Rhin dont le propriétaire Petroplus a annoncé la fermeture définitive pour 2011, privant 253 salariés de leur emploi. Depuis un mois cette raffinerie est sous le feu des projecteurs et Nicolas Dupont-Aignan a bien entendu répondu favorablement à l’invitation des salariés. Il a commencé sa visite par une rencontre avec la direction puis s’est ensuite entretenu avec les représentants de l’intersyndicale (CFDT, FO et GGT). Ces différents entretiens ont confirmé ce que dénonce Debout la République depuis longtemps : l’absence de stratégie nationale sur l’énergie, et en particulier pour le raffinage. Au-delà du cas particulier de cette raffinerie, l’Etat français a abondonné l’idée même d’une indépendance stratégique et cette fermeture va encore accroître les importations de pétrole raffiné. Vous pouvez retrouver les enseignements tirés de cette visite par Nicolas Dupont-Aignan sur son blog
Réunion publique à Dietwiller
A la suite de cette visite, il s’est rendu à Dietwiller dans le Haut-Rhin pour une rencontre avec des maires. Nicolas Dupont-Aignan, lui-même maire d’Yerres, a pu à cette occasion discuter avec ses collègues alsaciens de la récente réforme territoriale et du bilan du Congrès des maires auquel il a assisté cette semaine. Enfin il a terminé son déplacement par une réunion publique organisée par Nicolas Chevalier-Roch, candidat DLR sur le canton de Sierentz. Le président de Debout la République a pu rencontrer les militants alsaciens et discuter des thèmes forts qui guideront son action pendant les prochains mois. Il a ainsi pu expliquer pourquoi il était indispensable de sortir de l’euro pour faire gagner à la France le million d’emplois qui manque cruellement au pays.
Vous pouvez retrouver, ci-dessous, 2 articles qui relatent la visite de Nicolas Dupont-Aignan dans les deux principaux quotidiens régionaux : L’Alsace et les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Après cette première étape dans l’est de la France, Nicolas Dupont-Aignan poursuivra bientôt son tour de France pour la sortie de l’euro dans les autres régions du pays.
Article dans DNA
Article dans l'Alsace
-
Le PS s’attaque aux conséquences de la crise, pas aux causes
29/11/2010 19:17 par dlr14ème_62
-
Le PS s’attaque aux conséquences de la crise, pas aux causes
29/11/2010 19:17 par dlr14ème_62
Des moyens pour tous !
Le texte sur l’égalité réelle, qui a fait tant polémique est doublement intéressant. Il présente une véritable logique dans la droite ligne du « care » mort-né de Martine Aubry. S’il y a bien sûr des mesures intéressantes (fusion CSG / Impôt sur le revenu, interdiction du crédit revolving…), ce premier jet du programme du parti socialiste comporte également d’innombrables nouvelles dépenses (allocation étudiant, nouvelles places de crèche, allongement de la durée de la scolarisation…)
En clair, le Parti Socialiste prend soin de tous. Pour les jeunes, il promet une allocation étudiant, 80% de bacheliers, 50% d’étudiants dans le supérieur. Pour les salariés, il promet une augmentation des salaires, des logements meilleurs marchés. On ne compte plus les aides nouvelles proposées dans ce projet. Naturellement, les méchantes entreprises seront pénalisées par des taxes supplémentaires si elles distribuent trop de dividendes ou ont trop de contrats précaires.
L’oubli de la mondialisation
Ce texte révèle tout de même une incompréhension incroyable des mécanismes économiques (peut-on y voir les conséquences du départ de Jacques Généreux ?). Bien sûr, le PS propose des sanctions contre les méchantes entreprises et les méchants banquiers. Mais les socialistes ne remettent absolument pas en cause cette globalisation néolibérale qui appauvrit les classes populaires et entretient un chômage de masse, comme le soulignent de nombreux économistes.
Le rôle du libre-échange, de la libre-circulation des mouvements de capitaux, de la déréglementation financière sont largement ignorés. Le PS ne propose pas de changer les règles du jeu mais d’essayer de compenser les effets pervers de la globalisation en distribuant un argent que l’Etat n’a plus et dont la globalisation le prive. Et pour dénoncer certaines dérives, il propose des sanctions qui sont soit indolores, soit qui auront des effets pervers (augmentation des charges).
Une aile gauche hors sujet
De manière assez intéressante, l’aile droite du parti a mal accueilli ces propositions. On peut y voir du réalisme politique ou une forme de mutation terminale du socialisme en un parti centriste conservateur et gestionnaire qui n’aurait plus la moindre envie de changer quoique ce soit. Car finalement, que propose cette aile droite ? Elle camoufle une incapacité à proposer une alternative économique en une capacité de gestion dont on voit aujourd’hui qu’elle est bien illusoire.
Mais ce qui montre l’épuisement total du PS, c’est bien le manque de radicalité de son aile gauche sur les questions économiques malgré la crise que nous traversons. Le « juste-échange » est uniquement une posture. En cela, le texte du discours de candidature d’Arnaud Montebourg résume parfaitement la situation. Ce n’est pas pour changer la vie des Français qu’il souhaite se présenter, mais bien pour satisfaire un ego dont la boursouflure éclabousse tout son texte.
Oui, la France a beaucoup de problèmes. Le Parti Socialiste en est un en ce qu’il est le principal parti d’opposition mais qu’il ne propose en aucun cas une alternative. Et comme même son aile gauche ne le fait pas, les Français ont tout intérêt à aller voir ailleurs pour changer leur vie.
Laurent Pinsolle
De l’indécence européenne
29/11/2010 00:06 par dlr14ème_62
-
De l’indécence européenne
29/11/2010 00:06 par dlr14ème_62
Nous avons sans doute atteint une forme de moment de vérité. La crise économique actuelle révèle tous les travers de cette construction européenne dans sa bulle dorée, qui casse l’économie réelle, appauvrit les peuples qui la composent et ne sert que ses intérêts et ceux des puissants.
Deux poids, deux mesures
Il y a quelque chose de kafkaïen à apprendre que la Cour de Justice européenne vient de donner raison aux fonctionnaires européens pour imposer une augmentation de leur traitement de 3.7% l’an prochain. Parallèlement, la Commission Européenne se bat avec les Etats pour obtenir une augmentation de son budget de près de 6% alors que les Etats membres veulent la plafonner à 2.9%. Si c’est la crise pour les Etats qui doivent tailler dans leur budget, ça ne l’est pas pour cette Europe !
Quelle indécence révoltante de constater que les mêmes fonctionnaires (déjà très bien payés) qui imposent aux Etats un cocktail amer de baisses de salaires et de hausses d’impôts peuvent employer de tels moyens pour augmenter encore leur traitement alors que tout le continent se sert la ceinture. En signe de solidarité, ils devraient avoir la décence de faire un geste de solidarité vis-à-vis de tous ces peuples qu’ils font souffrir. Mais non, les efforts ne valent que pour les autres et surtout pas pour eux.
Une Europe coupée des réalités
Il est proprement hallucinant que les oligarques européens ne saisissent pas l’indécence d’un tel comportement. Comment ne comprennent-ils pas qu’ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis ? Car il est évident que les peuples vont finir par se révolter contre une construction européenne aussi cynique. Cette Union Européenne est en train de tuer l’idée même d’Europe en exigeant des autres des efforts qu’elle refuse de faire de son côté.
En tout cas, cela nous donne une belle leçon sur les dangers d’une construction supranationale. Non seulement, elle est inefficace économiquement car une seule politique ne peut pas convenir à des réalités différentes, mais en outre, elle entraîne une coupure de la réalité gigantesque de ses élites. Aucun dirigeant national n’aurait l’indécence de faire de telles demandes aujourd’hui. Bref, il faut définitivement se méfier de ces constructions de l’esprit trop déconnectées de la réalité.
Comment des peuples qui subissent baisses des salaires et des prestations sociales parallèlement à des hausses d’impôts pourraient longtemps supporter le cynisme d’une Europe qui demande plus d’argent et protège les multinationales ? Rendez-vous en janvier en Irlande pour une première réponse.
Laurent Pinsolle
Fermeture de la raffinerie de Reichstett : la débâcle des délocalisations continue !
28/11/2010 13:06 par dlr14ème_62
-
Fermeture de la raffinerie de Reichstett : la débâcle des délocalisations continue !
28/11/2010 13:06 par dlr14ème_62
J’ai réalisé aujourd’hui, en l’Alsace, la première étape de mon « tour de France » pour la sortie de l’euro, une rupture audacieuse et nécessaire qui permettrait de créer un million d’emplois dans notre pays.
La visite de la raffinerie de Reichstett a été particulièrement édifiante. Voilà un outil industriel racheté début 2008 à Shell par une société suisse, Pétroplus, qui a bénéficié d’investissements importants (plus de 100 millions d’euros), qui produit du gasoil (un produit fabriqué en quantité insuffisante dans notre pays) et qui est la dernière raffinerie - disposant d’un marché local important de surcroît - du quart nord-est de l’Hexagone.
Et pourtant, elle doit fermer dans six mois !
La direction invoque un manque de rentabilité, mais les syndicats rappellent qu’il n’y a aucune transparence comptable permettant de vérifier cette affirmation.
Mais surtout, cela confirme l’absence totale de vision nationale sur le raffinage pétrolier, activité pourtant stratégique pour le pays. Total vient de fermer Dunkerque, Pétroplus va fermer Reichstett, et la France va importer toujours plus de carburant d’Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique, pour couvrir des besoins qui, eux, demeurent importants !
On nous dit que la consommation française faiblit, mais alors pourquoi abandonne-t-on ces substantielles parts de marché à ces trois pays voisins ?
Le secteur de l’énergie est trop stratégique pour que l’Etat laisse Total décider de tout dans cette filière. Contrairement à ce que l’on croit, intérêt de Total n’est pas égal à intérêt national.
Comme dans le secteur de l’électricité ou du gaz, il est temps de reprendre en main la politique pétrolière de la France, car seul l’Etat peut porter une vision à 50 ans, alors que les actionnaires privés ont les yeux rivés sur les résultats trimestriels et le cours de la Bourse.
Le dramatique résultat est là : 253 femmes et hommes perdant leur emploi, sans parler des 1000 emplois de sous-traitants qui vont aussi disparaître. Même en Alsace, région prospère, la cohorte des délocalisations frappe la population.
Notre pays est saigné par cette débâcle industrielle. Mais quand ouvrira-t-on les yeux enfin sur ses conséquences et bien sûr sur ses causes ?
NDA
Fermeture de la raffinerie de Reichstett : la débâcle des délocalisations continue !
28/11/2010 13:06 par dlr14ème_62
-
Fermeture de la raffinerie de Reichstett : la débâcle des délocalisations continue !
28/11/2010 13:06 par dlr14ème_62
J’ai réalisé aujourd’hui, en l’Alsace, la première étape de mon « tour de France » pour la sortie de l’euro, une rupture audacieuse et nécessaire qui permettrait de créer un million d’emplois dans notre pays.
La visite de la raffinerie de Reichstett a été particulièrement édifiante. Voilà un outil industriel racheté début 2008 à Shell par une société suisse, Pétroplus, qui a bénéficié d’investissements importants (plus de 100 millions d’euros), qui produit du gasoil (un produit fabriqué en quantité insuffisante dans notre pays) et qui est la dernière raffinerie - disposant d’un marché local important de surcroît - du quart nord-est de l’Hexagone.
Et pourtant, elle doit fermer dans six mois !
La direction invoque un manque de rentabilité, mais les syndicats rappellent qu’il n’y a aucune transparence comptable permettant de vérifier cette affirmation.
Mais surtout, cela confirme l’absence totale de vision nationale sur le raffinage pétrolier, activité pourtant stratégique pour le pays. Total vient de fermer Dunkerque, Pétroplus va fermer Reichstett, et la France va importer toujours plus de carburant d’Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique, pour couvrir des besoins qui, eux, demeurent importants !
On nous dit que la consommation française faiblit, mais alors pourquoi abandonne-t-on ces substantielles parts de marché à ces trois pays voisins ?
Le secteur de l’énergie est trop stratégique pour que l’Etat laisse Total décider de tout dans cette filière. Contrairement à ce que l’on croit, intérêt de Total n’est pas égal à intérêt national.
Comme dans le secteur de l’électricité ou du gaz, il est temps de reprendre en main la politique pétrolière de la France, car seul l’Etat peut porter une vision à 50 ans, alors que les actionnaires privés ont les yeux rivés sur les résultats trimestriels et le cours de la Bourse.
Le dramatique résultat est là : 253 femmes et hommes perdant leur emploi, sans parler des 1000 emplois de sous-traitants qui vont aussi disparaître. Même en Alsace, région prospère, la cohorte des délocalisations frappe la population.
Notre pays est saigné par cette débâcle industrielle. Mais quand ouvrira-t-on les yeux enfin sur ses conséquences et bien sûr sur ses causes ?
NDA